
Jamais situation plus ubuesque n'aura été présentée aux électeurs grenoblois. Il est vrai que Grenoble est une ville d'innovation. Mais il n'est pas sur que cette innovation là reçoive un quelconque prix d'excellence mais plus probablement le Cesar du plus mauvais scénario.
Candidat moi même, j'ai finalement toutes les raisons de me réjouir de la situation. L'objectif d'être au 2ème tour devient soudain plus réalisable. La guerre annoncée (et engagée) poussera sans doute vers moi de nombreux électeurs exaspérés, pour ne pas dire dégoutés. Le vote utile, finalement, aujourd'hui, c'est moi.
Oui mais voilà. Au delà des simples considérations politiciennes du moment, il reste un champ de ruine. Le résultat de tout cela pourrait être le basculement de la circonscription aux mains du PS. La gauche grenobloise détiendrait ainsi tous les pouvoirs : la ville, la Metro, le Conseil Général, le Conseil Régional, ainsi que 5 députés sur 5. Cherchez l'erreur....
Car cette situation compromet tout simplement tout le processus de reconquête local : Ville, Metro, Conseil Général. Elle fait de l'Isère la risée de toute la France et des médias. On se croirait revenu 10 ans en arrière.
Nous payons aujourd'hui les errements d'une droite locale qui n'a jamais fait l'effort de se régénérer, assise sur ses certitudes et ses acquis, pourtant réduits comme peau de chagrin. Le népotisme est devenu la règle, et la vassalisation une méthode de gouvernance. Qui n'est pas avec le député ou le Ministre, est forcément un traître.
La gauche n'est pas en reste pour autant, engluée dans ses marchandages écolos-marxistes, et trop heureuse de pouvoir se constituer des cabinets pléthoriques, aux frais du contribuable.
Pour ma part, je ne me satisferai jamais d'une telle situation délétère.
Je resterai fidèle à mes engagements.
J'ai toujours préféré la compétence à l'étiquette, l'honnêteté à la victoire éphémère, la difficulté à la facilité, l'impopularité au conformisme.
Ce n'est plus seulement le scénario qu'il va falloir changer, mais bel et bien aussi le casting.
Où avez-vous vu des "cabinets pléthoriques" ? Est-ce par ce type d'insinuation que vous prétendez "changer la politique" (avec beaucoup de modestie ;-))
Rédigé par : Alain | 27 novembre 2006 à 18:43
@ Alain
Il suffit de vous faire communiquer les effectifs des cabinets et des recrutements à la Métro depuis l'arrivée de Didier MIGAUD, ainsi que ceux de M. QUEYRANNE au Conseil Régional Rhône Alpes pour comprendre de quoi je parle. Et je ne parle pas du Conseil Général de l'Isère.
Vous verrez, c'est édifiant.
Rédigé par : Philippe de LONGEVIALLE | 07 décembre 2006 à 05:20